.jpg)
« Ce film entend porter un regard non traditionnel sur l'homme et son influence culturelle, car mon intérêt me porte à voir dans le sport la forme la plus universelle de la culture »
C’était la démarche cinématographique que Robert Tremblay avait établie en entreprenant son film en 1980.
C’est ce chemin que nous suivions, lors de nos tournages quasi improvisés avec le grand joueur redevenu simple citoyen, généreux de son temps envers ses fans d’hier, les enfants et tous ceux qu’il avait inspirés d’une façon ou d’une autre.
Parallèlement à ce projet, je réalisais des documentaires, je développais mon propre style, ma façon personnelle de présenter des personnages plus grands que nature.
Puis, Maurice décède en 2000, on tourne encore avec ses proches, famille et collègues, mais Robert, déjà malade, peine à terminer le film. Avant de décéder à son tour, en 2018, il me confie le matériel.
J’ai alors développé mon point de vue sur notre personnage et cherché à l’exprimer à ma manière. Je n’étais pas très loin de la vision originale de Robert dans mon exploration culturelle du Rocket, en démontrant comment il a investi toutes les couches de la culture, comment il est devenu un mythe. Des images d’archives des faits saillants de sa prodigieuse carrière, de nouveaux tournages avec des auteurs, une animatrice de balado, des artistes visuels m’ont aidé à exposer le personnage dans toute sa nature extraordinaire et sa pérennité.
Finalement, je me suis penché sur l’héritage de Maurice. Des jeunes hockeyeurs, garçons et filles, qui remplissent les arénas et pour qui Maurice est encore, en 2025, une référence. Et, bien sûr, les héritières par excellence, l’équipe la Victoire de Montréal de la nouvelle ligue de hockey professionnel féminin.
De 1980 à 2025, il y a bien 45 ans. Des années où je n’ai cessé d’en apprendre sur le mythe, la légende, sur le héros que Maurice Richard est encore pour nos contemporains. Je vous offre le résultat de mes découvertes… Un Maurice comme on ne l’a encore jamais vu.
RÉALISATION : Serge Giguère
SCÉNARIO : Serge Giguère, Francine Tougas
PRODUCTION : Sylvie Van Brabant, Sylvie Krasker, Amélie Lambert-Bouchard (Films du Rapide-Blanc)
DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE : Serge Giguère, Katerine Giguère
CONCEPTION SONORE : Sylvain Bellemare
MONTAGE : Benjamin Duffield

MAURICE révèle le célèbre #9 des Canadiens de Montréal comme jamais auparavant. À travers des images d’archives inédites tournées sur 35 ans, ce documentaire offre un accès exclusif à l’homme derrière le mythe du Rocket. Conçu par Serge Giguère et Robert Tremblay, décédé avant d’achever ce projet, MAURICE dresse un portrait intime et authentique de Maurice Richard, bien au-delà de ses exploits sur la patinoire. Plus qu’un joueur de hockey, il incarne la persévérance et l’espoir d’un peuple, marquant à jamais la culture québécoise.
.jpg)
Courez voir le documentaire MAURICE dans un cinéma près de chez vous. C'est un devoir national.
Le cinéaste tire doucement le rideau sur la légende, au profit d'une oeuvre où chacun saura se reconnaître.
Émouvant, sympathique, proche du vrai monde.

Les lettres de ma mère I 2018
Le Mystère Macpherson I 2014
Le Nord au cœur I 2012
À force de rêves I 2006
Suzor-Côté I 2001
Le reel du mégaphone I 1999
Les artisans du cinéma I 1998
9, Saint-Augustin I 1995
Le roi du drum I 1991
Le gars qui chante sua jobbe I 1988
Oscar Thiffault I 1987
Le doux partage I 1982
Depuis que le monde est monde I 1981
Pow Pow té mort ou ben j'joue pu I 1979
Belle famille I 1978
Toute ma vie au service des riches I 1978
Toul Québec sua jobbe I 1978
À Maison I 1976
Résolument humaniste, le cinéma de Serge Giguère propose des voyages intimes où le réel et l'imaginaire s'entremêlent pour nous ouvrir à la dimension secrète qui nous lie les uns aux autres. Il a été récipiendaire du prix Gouverneur général (2008) et du prix Albert-Tessier (2021). D’abord assistant caméraman pour Pierre Perrault et Arthur Lamothe, il fonde en 1974 Les films d'aventures sociales du Québec avec Robert Tremblay qui coréalise avec lui trois films, dont Belle famille (1978). Giguère s’associe ensuite à Sylvie Van Brabant pour créer en 1984 Les Productions du Rapide-Blanc où il réalise la plupart de ses films, dont Oscar Thiffault, Le Roi du drum et Les Lettres de ma mère. À force de rêves (2007) et Le Mystère MacPherson (2015) lui valent deux prix Jutra du meilleur documentaire. Serge Giguère est l'un des plus grands artisans du documentaires des dernières décennies au Québec.

_Amadou.jpg)
.jpg)
.jpg)