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La musique a de nombreux effets sur nous : certains exaltants, d’autres irritants, et pour certains d’entre nous, ces effets semblent hors de contrôle. Des troubles musicaux comme l’amusie et la synesthésie sont diagnostiqués et étudiés depuis 50 ans, tandis que d’autres sont encore découverts chaque année. Ces conditions influencent nos émotions, notre vie sociale et la façon dont nous faisons l’expérience du monde au quotidien.
La musique a toujours fait partie de ma vie. Mes parents m’ont initié à la musique classique dès mon plus jeune âge ; j’ai suivi des cours de violon puis intégré un orchestre symphonique de jeunes. La lecture d’ouvrages tels que « Musicophilia: Tales of Music and the Brain » d’Oliver Sacks et « This Is Your Brain on Music » de Daniel J. Levitin m’a aidé à comprendre la puissance émotionnelle de la musique sur nos sentiments et nos personnalités. J’ai commencé à l’automne 2013 à participer à une douzaine d’expériences d’étude, afin de me familiariser avec l’expertise et la méthodologie en place, tout en échangeant avec des scientifiques sur la neurodiversité et sur la manière dont j’ai composé, au fil des années, avec mon propre cerveau en mode juke-box infini.
V F C constitue une opportunité créative de remettre en question la manière dont le son influence notre expérience cinématographique, et vise à mettre en lumière divers effets anxiogènes méconnus que la musique et le son peuvent engendrer, notamment dans la vie publique et privée actuelle, où de plus en plus d’espaces intérieurs ou extérieurs sont tapissés de paysages sonores d’ambiance et de muzak, et où les services mobiles de diffusion musicale nous permettent d’écouter tout type de musique, à tout moment, en tout lieu et pour toute occasion.
V F C propose une expérience hybride, juxtaposant le cinéma de genre traditionnel et des technologies de réalité augmentée, permettant à chaque spectateur d’écouter une bande sonore reflétant son état cognitif en temps réel, grâce à un casque EEG et à une paire d’écouteurs à conduction osseuse. Ce dispositif a été pris en compte lors de l’écriture du scénario ainsi que pendant le tournage du film, afin que son intégration soit cohérente avec le récit et la mise en scène. La contribution du compositeur audio interactif Philippe Lambert, collaborateur régulier de Vincent Morisset, ainsi que des artistes-chercheurs en neurosciences Yann Harel et Antoine Bellemare Pépin, nous a permis de concevoir de multiples branches sonores visant soit à amplifier, soit à remettre en question notre perception de certains événements du film.
Elisapie Isaac, Étienne Lou, Justin Laramée, Matthew Kabwe, Ambica Sharma
RÉALISATION : C.S. Roy
SCÉNARIO : C.S. Roy
PRODUCTION : C.S. Roy, Stéphanie Morissette (Scintilla)
DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE : Stéphanie Weber Biron
SON : Tobias Haynes, Lynne Trépanier, Olivier Calvert, Sacha Radcliffe, Martin M. Messier
MUSIQUE : Philippe Lambert
MONTAGE : Anouk Deschênes

Une chercheuse en neurosciences développe une forme rare de mélophobie après avoir subi un syndrome de Stendhal musical. Témoin des étranges transformations comportementales de ses collègues ayant été exposés au même morceau de musique anonyme, elle s'enfuit pour se mettre à l'abri d'un monde où la musique a envahi tout l'espace sonore.
L’expérience est complètement unique
V F C parvient [...] à prouver que la technologie peut enrichir une expérience d'écoute en salle.

VFC I 2023 |
Poetastr I 2015 (co-créateur)

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